Six semaines en enfer

Beaucoup de personnes se sont demandé les raisons de la fin de l’amitié avec la personne que j’appelais ma sœur de cœur, il m’aura fallu un an pour me décider à parler, mais je vous raconte… Les photos chocs de son intérieur sont à voir en fin de l’article, n’hésitez pas c’est du lourd, vous verrez l'aero-bed encastré dans les cartons dans lequel j'ai dormi durant tout mon séjour et le reste...



L’an dernier, certaines s’en souviennent, je suis partie pour 6 semaines en région parisienne pour m’occuper d’une amie que je pensais sincère et qui me considérait soit-disant comme sa petite sœur, moi je la considérais comme sa grande-sœur. Cette personne devait subir une mastectomie à cause d’un cancer et comme elle vit quasiment seule et n’a par ailleurs pas une bonne santé, et que je suis une crétine, je lui avais promis d’être là pour elle.
À cette époque je traversais une très mauvaise passe financière et j’ai eu recours à du crow-founding pour arriver à payer mon billet de train. Une vieille amie de la famille m’avait aidée un peu, j’avais réservé un Airbnb à Villejuif et il était convenu que lorsque mon amie toucherait sa sur-complémentaire, elle me rembourserait mes frais d’hébergement. Suite à la chute que je fis le 30 juin au supermarché Casino et à la suite de laquelle j’ai failli annuler mon voyage, elle m’a dit qu’avec son compagnon ils me paieraient le taxi pour aller de la Gare De Lyon à leur banlieue. Elle est venue avec son chauffeur de taxi, nous sommes retrouvées avec émotion.
Elle m’avait prévenue qu’ils avaient une manière spéciale de vivre et que son compagnon est un accumulateur compulsif. Elle m’avait envoyé quelques photos de son intérieur mais je n’étais pas préparée au choc que j’ai eu en entrant dans leur pavillon...
Le lendemain, il fallu que je fasse Super Lola, je me suis transformée en coiffeuse coloriste car pour une question de moral après l’opération, je ne voulais pas qu’elle entre à l’hôpital avec des racines de 5 centimètres et un coupe de cheveux qui ne ressemblait plus à rien… Nous avons été chez le vétérinaire chercher des produits pour le chat, préparé les valises, je l’ai aidée à coucher ses dernières volontés par écrit car elle avait une anesthésie générale, que son compagnon l’aide financièrement mais qu’ils ne sont ni mariés ni pacsés. Je lui ai donc fait comprendre que rédiger un testament ne tue pas mais qu’en cas de pépin et bien il évite bien des situations dramatiques.
Le lendemain, son chauffeur de taxi est venu nous chercher pour nous emmener à Villejuif à l’Institut Gustave Roussy. Nous nous sommes arrêtés dans la cité Karl Marx où je devais loger pour déposer mes affaires, puis nous avons filé à l’hôpital. Deux heures plus tard, elle partait debout au bloc et je l’accompagnais jusque devant la porte. J’ai ensuite attendu son retour dans sa chambre. Le soir je suis rentrée dans mon logement et je me suis rendu compte à quel point c’était sordide, sale et à quelle point la situation était inconfortable pour moi. Il s’agissait d’une colocation d’hommes. Un sénégalais, un algérien et un mexicain homosexuel. C’était lui qui m’avait loué sa chambre et j’ai constaté le lendemain matin lorsque j’ai voulu aller me faire un thé, qu’il campait dans la cuisine.
C’était le 14 juillet, j’ai fait deux courses alimentaires et je suis partie à l’hôpital. J’ai passé la journée auprès d’elle, à m’occuper d’elle et à l’écouter ressasser les mêmes rengaines. Moi j’étais quelque part sur un nuage car je devais passer la soirée avec une personne particulièrement importante à mon cœur. Je suis donc rentrée dans ma cité. Allongée sur mon lit en attendant mon ami, j’ai appris l’attentat de Nice et j’ai pris des nouvelles de ma famille et de mes proches à Nice.
Le lendemain, come back à l’hôpital avec la trousse de maquillage pour lui donner un effet bonne-mine car son compagnon daignait enfin venir la voir. Encore une fois de retour à ma «colocation » à 21 heures…
Mon logeur me réclame les clés car il doit sortir mais me garantit mes les rendre dès le lendemain. Je passe tout le samedi à l’hôpital. Lorsque je rentre, mon logeur n’est pas là, heureusement qu’un des colocataires est là pour m’ouvrir. Mon logeur rentrera au milieu de la nuit fin soûl et mettra son matelas au milieu du couloir où ils dormiront nus enlacés avec son compagnon. Au réveil, je lui demande les clés qu’il refuse de me rendre, et il me demande de partir… Mon séjour est payé. Je m’enferme dans ma Chambre, j’appelle Airbnb qui va m’extraire de là en début d’après-midi et me payer deux nuits d’hôtel… Sitôt installée à l’hôtel, je repars à l’hôpital… Cela dure jusqu’au vendredi matin qu’elle sorte de l’hôpital, je cours de droite et de gauche car elle a toujours besoin de quelque
chose…
Nous voici de retour dans le pavillon maudit. J’ai vertement dit la veille à son compagnon qu’il faut un peu déblayer la chambre pour pouvoir ouvrir la fenêtre afin d’aérer et qu’il faut changer les draps, OMG, changer les draps !!!
Les infirmières se succèdent, à chacune il faut dire qu’ils font des travaux au premier étage du pavillon et que tout le contenu est pour le moment au rez-de-chaussée…
Je survis comme ça essayant de tout faire pour simplifier la vie de mon amie jusqu’au 26 août. Durant ce temps, son compagnon partira une première fois une semaine chez son père en Auvergne puis une seconde fois deux semaines… Et pendant ce temps Lola se tape les courses, la bouffe, les conseils, l’animation…
Le 26 août enfin je rentre chez moi à Nice retrouver mes bébés chats, ma Gaïa, mon mari et mon fils. Je reviens avec Freja, La petite sœur de mon Ymir que Séverine m’a déposée à la gare d’Avignon.
Puis mon amie arrive à Nice pour 10 jours avec son compagnon, 10 jours durant lesquels au moment le plus chaud, je vais à son hôtel lui refaire son pansement car avec leurs horaires fantaisistes pas possible de prendre une infirmière…
Ils repartent, et ça continue… Je lui avais dit, si tu as besoin de moi, tu peux m’appeler à n’importe quelle heure du jour où de la nuit. Connaissant mon état de santé et mes problèmes de sommeil, elle téléphonait à n’importe quelle heure de la nuit chaque fois qu’elle se disputait avec son compagnon, cad très fréquemment…
Durant mon séjour chez elle, j’avais constaté que l’univers de cette personne était restreint. Il y avait ce qu’elle pouvait manger et là le gouffre était sans fin car la bouffe est une De ses idées fixes dans la vie, sa vie gastro-intestinale et sa passion pour le pet, elle était intarissable tant en pet qu’en blagues sur le sujet et il y avait le sexe. Jamais personne ne m’a donné autant de détails sur sa vie sexuelle sans que j’en demande. Elle m’envoyait même un SMS chaque fois que Monsieur daignait accomplir « son devoir conjugal »…
Et puis il y a eu la fois de trop, Le jour où j’avais passé une IRM pour mon bras dont les résultats n’étaient pas merveilleux, la discussion plus qu’orageuse avec mon notaire qui ne voulait pas rectifier une erreur qu’il avait faite en 2001, et un réglage de compte sordide avec mon fils à la suite duquel nous avions décidé de ne plus nous parler…
Journée rude pour moi au terme de laquelle exténuée je lui demande de me laisser un peu tranquille et où elle me téléphone très tard dans la soirée pour savoir le numéro de mon rouge à lèvres MUFE car elle perdu le sien…
Et là, boum, Lola a explosé, a décidé de couper les ponts… En douceur d’abord car j’ai pour tendance de ménager les gens, puis j’ai coupé dans le vif après avoir appris qu’elle contactait mes amies et contacts Facebook afin d’organiser une collecte pour me faire un cadeau car la pauvre n’avait pas d’argent… 
Une fois que les ponts ont été coupés, elle a contacté mes amis pour me dénigrer… La totale quoi…

Je tiens à préciser qu’elle n’a jamais fait jouer sa sur-complémentaire, ou qu’elle ne me l’a pas dit, et que j’ai eu à ma charge ma nourriture à Villejuif ains que les nuits d’hôtel qui ne m’ont pas été prises en charge. 
Qu’elle m’a royalement offert 2 carnets de tickets de bus pour 6 semaines de séjour dont 2 à Villejuif où j’ai tout de même beaucoup pris les transports en commun. Que chaque fois que je tentais de lui montrer comment cuisiner elle s’endormait d’ennui puis allait dans sa chambre… 
Que son compagnon me sachant là avait acheté tout le reste des légumes chez leur épicier qui partait en vacances, j’y ai passé deux après-midi à tout préparer sachant que je ne peux pas beaucoup utiliser
ma main droite… 
Je suis tombée sur une égoïste qui cherchait un modèle, elle voulait s’habiller comme moi, se maquiller comme moi, mettre les mêmes bijoux fantaisies que moi… 
Elle était tyrannique et ne pensait qu’à elle, la preuve est qu’elle a publié sur son mur FB, qu’elle ne regrettait qu’une chose de cette période là c’était de ne pas avoir la photo de la porte d’accès au bloc opératoire…


























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